Comment réduire sa taxe foncière et sa taxe d’habitation ?

Les taxes foncières et d’habitation font partie des impôts locaux les plus redoutés par les propriétaires et locataires en France. Heureusement, il existe des moyens légaux pour réduire ces charges. Dans cet article, nous vous présentons un tour d’horizon des différentes astuces pour alléger votre facture fiscale.

Comprendre le calcul des taxes foncières et d’habitation

Avant de chercher à diminuer sa taxe foncière et sa taxe d’habitation, il est important de comprendre comment elles sont calculées. Ces deux impôts locaux sont basés sur la valeur locative cadastrale du bien immobilier concerné.

La valeur locative cadastrale est une estimation de la valeur locative annuelle du bien en question, déterminée par l’administration fiscale en fonction de ses caractéristiques (surface, équipements, localisation). Cette valeur sert ensuite de base au calcul des deux taxes.

Pour la taxe foncière, elle est appliquée aux propriétaires du bien immobilier. La taxe d’habitation, quant à elle, concerne les occupants du logement (propriétaires ou locataires) au 1er janvier de l’année d’imposition.

Bénéficier des exonérations ou abattements prévus par la loi

Il existe plusieurs dispositifs légaux permettant de bénéficier d’exonérations ou d’abattements sur les taxes foncières et d’habitation. Ces dispositifs concernent principalement les personnes âgées, les personnes handicapées et les familles nombreuses.

Par exemple, pour la taxe d’habitation, un abattement de 10 % est prévu pour chaque personne à charge (enfant ou adulte handicapé) vivant dans le logement. De plus, certaines communes accordent des abattements supplémentaires en fonction de la composition du foyer.

Pour la taxe foncière, des exonérations temporaires peuvent être accordées aux propriétaires qui réalisent des travaux d’amélioration énergétique ou de mise en conformité avec les normes de salubrité. Il est également possible de bénéficier d’une exonération permanente en cas de construction neuve ou de réhabilitation lourde.

Contester la valeur locative cadastrale

Si vous estimez que la valeur locative cadastrale de votre bien immobilier est trop élevée par rapport au marché locatif local, vous pouvez contester cette valeur auprès du centre des impôts fonciers dont dépend votre logement. Cette démarche peut permettre de réduire sa taxe foncière et sa taxe d’habitation.

Pour cela, il convient de rassembler des éléments justifiant que la valeur locative cadastrale retenue par l’administration fiscale est trop élevée : comparaison avec des biens équivalents dans le même quartier, estimation réalisée par un professionnel de l’immobilier ou encore réalisation de travaux ayant dégradé la valeur du bien.

La contestation doit être effectuée dans les deux mois suivant la réception de l’avis d’imposition. Si l’administration fiscale accepte votre demande, elle procédera à une nouvelle évaluation de la valeur locative cadastrale et ajustera en conséquence le montant des taxes foncières et d’habitation.

Opter pour le paiement mensualisé

Bien que cela ne permette pas de réduire directement le montant des taxes foncières et d’habitation, opter pour le paiement mensualisé peut faciliter leur gestion financière et éviter les mauvaises surprises en fin d’année. En effet, cette option permet de lisser sur 10 mois (de janvier à octobre) le paiement des impôts locaux.

Pour bénéficier du paiement mensualisé, il suffit d’en faire la demande auprès de votre centre des impôts ou via votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr. Notez que cette option est également disponible pour d’autres impôts, tels que l’impôt sur le revenu ou la contribution à l’audiovisuel public.

Réaliser des travaux d’amélioration énergétique

Enfin, sachez que réaliser des travaux d’amélioration énergétique dans votre logement peut parfois vous permettre de bénéficier d’exonérations temporaires sur votre taxe foncière. En effet, certaines collectivités locales accordent des exonérations de 50 % à 100 % aux propriétaires qui réalisent des travaux permettant d’améliorer la performance énergétique de leur logement (isolation, chauffage, production d’énergie renouvelable…).

Pour connaître les dispositifs d’exonération en vigueur dans votre commune, il est recommandé de se renseigner auprès de la mairie ou du centre des impôts fonciers dont dépend votre logement.

En adoptant ces différentes stratégies, vous pourrez ainsi alléger le poids des taxes foncières et d’habitation sur votre budget et optimiser la gestion de vos finances personnelles.